Take a fresh look at your lifestyle.

Coup de projecteur sur l’artiste « Maude Asrica Cyla » championne du concours de lecture « Je Lis Sony « .
Propos recueillis par : James Fleurissaint

84

Coup de projecteur sur l’artiste « Maude Asrica Cyla » championne du concours de lecture « Je Lis Sony « .
Propos recueillis par : James Fleurissaint

Journaliste :
Championne du concours de lecture des neuf départements « Je Lis Sony », auquel vous avez participé.
Parlez nous un peu de votre sentiment par rapport a cet exploit ?

- Advertisement -

Asrica :
Tout d’abord, offrir le livre comme symbole dans un challenge est énorme. Énorme, quand on sait que de nos jours, négligeant les livres, nos jeunes et moins jeunes sont plus enclins à alimenter des ragots sur Facebook, Twitter ou instagram quand ils ne sont pas en train de télécharger des vidéos les unes plus nulles que les autres sur Youtube. Il y en a même qui préfèrent se procurer un téléphone portable dernier cri dont le prix est équivalent au montant d’un stock de livres.
S’il y avait un peu plus de livre dans le quotidien des jeunes et moins jeunes, on aurait pu appréhender notre réalité avec un peu plus de clairvoyance. D’où l’importance de couronner une telle initiative.

Journaliste :
Donc pour vous ce concours sert de tremplin à ton rêve qui est d’inciter les jeunes à ouvrir les livres?

Asrica :
Effectivement car mon intérêt n’est pas motivé par le prime à gagner mais plutôt par la profondeur et l’utilité sociale du concours qui invite à valoriser sur les réseaux sociaux un exercice que beaucoup négligent: la lecture.

Notice de présentation de
Maude Asrica CYLA Je, Maude Asrica CYLA, ai toujours pensé que : « tout être humain s’identifie à une communauté et vaut par l’avancement de cette même communauté. » Forte de cette conviction, je me présente et me reconnais, selon le cas ou selon l’échelle, comme fille des communautés rabeloise, haïtienne, caribéenne et mondiale. En fait, je n’ai pas cherché et je n’ai pas demandé à devenir ‘‘une’’ leader. Les groupes, associations, et institutions avec lesquels j’ai travaillé, ont chacun à leur manière, décelé la graine qui était ensemencée en moi et m’ont encouragée à la mettre en valeur. De mon coté, je me suis engagée à entretenir cette semence, à la faire fructifier pour le bien de mes congénères. Prenant Nelson Mandela au mot quand il disait que : « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ». Apres des études primaires à Jean-Rabel, je suis rentrée à la capitale pour des études secondaires et universitaires. J’ai opté pour les relations internationales, les sciences de la gestion (INAGHEI/UEH), la linguistique (FLA/UEH), les sciences économiques (FDSE/UEH) en vue de servir tant mon pays que ma culture. Ces formations initiales ont été complétées par une batterie de stages, séminaires et formations complémentaires. Du nombre je cite: «Succes through communication, toastmasters international (communication & leadership), cours sur le repositionnement stratégique d’Haiti au sein de la Caricom (Adis-Haiti), Art dramatique (théâtre national d'Haïti), Personal Efficiency, Human rights (youth for human rights), effective time management, overcome up and down, How to achieve self-confidence, effective tools for leadership, basic study manual, successfully raising children, scientology, the fundamental of thought, anatomy of the human mind, dianetics, pour ne citer que ça. Ainsi armée, je me suis jetée dans la poursuite de cette vision qui m’habite : « Porter les jeunes à se former pour transformer et mieux servir leur communauté. »

- Advertisement -

Mon désir grandissant de matérialiser ma vision m’a poussée à explorer des domaines autres que les études. Ainsi j’ai mis à contribution tour à tour l’art (le théâtre et le cinéma en particulier), l’initiation à la politique (en tant que jeune député de ma commune natale), le bénévolat (comme ambassadrice de bonne volonté de Kajou TV, de Bagay9.com, de l’Étudiant Haïtien Magazine LH, de Jean Rabel forum, de la Tribune Politique des Femmes par exemple.)

En tant que jeune du Tiers-monde et de la République d’Haïti, j’ai compris très tôt que la lutte pour le bien-être collectif passe par la valorisation et la promotion des droits des femmes. J’ai donc commencé par côtoyer les organisations de défense des droits des femmes. J’ai pris le temps de me renseigner sur les problèmes majeurs auxquels les femmes sont confrontées, sur les étapes déjà franchies par ladite lutte, sur les interlocuteurs concernés avant de devenir féministe. Cherchant ma voie comme telle, j’ai intégré l’Asosyasyon Fanm Kore Fanm (AFKF). Cette association, faut-il le rappeler, a façonné la jeune leader que je suis devenue aujourd’hui tant par les nombreuses opportunités qu’elle m’a offertes (celle de participer l’an dernier au sommet sur le repositionnement stratégique d’Haïti au sein de la CARICOM parmi tant d’autres) que sa manière de renforcer en moi la foi dans la solidarité en général et dans la solidarité féminine en particulier.
Je suis membre dans la relation publique du concours Miss ronde Haïti de France.

Par ailleurs, une expérience entre autres me remonte constamment à l’esprit et me motive à donner le meilleur de moi-même. En février écoulé, j’ai été désignée par l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) pour participer à la soixante-cinquième session de la Harvard National Model United Nations (HNMUN 2019). En sus de la communauté juvénile haïtienne que j’ai eu l’honneur de représenter, les organisateurs m’ont demandé d’être aussi la représentante de deux autres communautés : celle de la Guyane (nation insulaire de la Caraïbe) et celle de la Somalie (nation de la côte Est africaine) dans deux sous-comité distincts. Ce fut gratifiant à plus d’un égard quand je me réfère à la qualité et à la complémentarité des échanges que nous avions eus.
L’expérience que je viens de décrire m’a prouvé, comme je me le répétais auparavant, qu’un leader provenant d’une communauté donnée (qu’elle soit de taille réduite ou géopolitiquement isolée) doit avoir une vision globale de la réalité. J’ai aussi appris de cette expérience que tout divers que nous puissions être, nous pouvons parvenir à une unité soutenue par une quête et des intérêts communs.

Journaliste :
En guise de conclusion ?

Asrica :
Je ne conclurai pas sans dire qu’ouvrir un livre c’est s’ouvrir vers des possibilités de paroles et une meilleure compréhension du monde.

Maude Asrica Cyla championne
Peguy Charles vice champion
Myriam Charles 3ème
Karine Baldomaire 4ème
Joseph Paguito 5ème

Propos recueillis par :
James Fleurissaint
( Resp: Réseau journaliste culturel haïtien)

Les commentaires sont fermés.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More