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Paris : Journée internationale des droits de la femme

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Journée internationale des droits de la femme.

Mots de la Consule Générale d’Haïti à Paris, Wedlyne François Pierre.

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Ce lundi du 8 mars 2021 nous rappelle une date importante dans l’histoire de toutes les femmes sur toute la surface du globe. Une parcelle incontournable de leur lutte acharnée qui incarne dans leur cœur une très grande joie et un sentiment de fierté. En cette journée remarquable, il m’est très honorable d’adresser mes vœux les plus sincères, à l’égard de  toutes les femmes de l’humanité en général et aux femmes haïtiennes en particulier tout en leur rappelant que la commémoration de ce jour si particulier ne doit pas être un moment de célébration mais de réflexion sur un ensemble de sujets d’intérêts commun dont elles doivent faire retentir leur voix et valoriser leur implication. Cette année, je voudrais interpeller toutes les femmes sur leur condition et leur intégration dans le monde du travail ainsi que le rôle important qu’elles jouent dans la modernisation et le développement de nos sociétés autour du thème « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 ».

La commémoration de cette journée nous rappelle les sacrifices que les femmes ont consenti dans leur lutte et leur combat perpétuel contre les injustices de toutes sortes pour faire reconnaitre leurs droits. Des revendications légitimes à travers lesquelles les femmes voudraient imposer leur existence par une participation active dans la société. Elles visent également le changement des mentalités et l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre  des femmes, sans oublier la promotion de leur statut social.

Aussi voudrais-je en profiter pour rendre un hommage appuyé à toutes les femmes mais également à tous les hommes qui n’ont cessé de lutter pour un monde où les femmes et les filles peuvent exercer leurs choix : le choix de pouvoir participer à la vie politique, le choix d’acquérir une éducation, le choix de bénéficier de revenus, le choix de vivre dans des sociétés exemptes de violence et de discrimination.

Toutefois, nombreuses de nos filles et sœurs continuent de voir leur droit à l’éducation, leur liberté d’expression, leur droit à des postes de responsabilité bafoués malgré l’adoption de la loi sur le quota de genre.

Le plus souvent les femmes sont victimes de préjugés selon lesquels leur place est à la maison, plus particulièrement dans la cuisine et non à l’école ou dans les sphères où se prennent les grandes décisions concernant la famille ou le pays.
Elles sont victimes de pratiques néfastes comme le mariage précoce, le mariage forcé, ainsi que le viol. Enfin, sur le plan de l’autonomisation économique, bien que les femmes soient très nombreuses à mener des activités génératrices de revenus, leur pouvoir économique et leur autonomie financière sont très faibles. Même si le chemin pour atteindre les objectifs d’une égalité de droits entre femmes et hommes est encore long, nous pouvons y parvenir si nous décidons tous d’être des acteurs du changement.

Nous savons combien toutes les sociétés comptent sur les femmes, et sur le rôle indispensable qu’elles jouent dans l’existence même de notre espèce. Aujourd’hui, elles deviennent de plus en plus confiantes et autosuffisantes. Quant aux femmes haïtiennes, elles représentent aux yeux de tous ceux qui les connaissent, un exemple d’autosuffisance. Notre société a toujours compté sur sa résilience, son courage, son optimisme et son importance que ce soit en Haïti ou ailleurs.

La Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, a été officiellement instituée en 1977 par l’Organisation des Nations Unies même si selon l’histoire, des célébrations avaient été organisées depuis 1909 par les femmes de certains pays les plus avancés. Selon l’ONU, c’est une journée au cours de laquelle les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. C’est une occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées, et surtout, de préparer l’avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes.

Mes chers compatriotes,

Vous ne m’en voudrez pas, je l’espère, de saisir cette occasion pour réitérer quelques mots à la communauté haïtienne de Paris, particulièrement aux femmes. Il s’agit peut-être de choses que vous avez déjà entendues, mais que le Consulat Général par mon organe ou ceux d’autres agents ne cessera de vous répéter.

Je voudrais vous inviter à faire de la mission consulaire votre deuxième maison, notre maison commune où nous pouvons nous informer, participer aux différentes activités organisées, échanger sur tous les sujets concernant notre pays et notre communauté, apporter nos idées novatrices et notre contribution à la bonne marche et au développement de notre chère Haïti.

Pour en finir, je voudrais vous appeler à vivre dans le respect de la règlementation de notre pays d’accueil, en bonne entente avec la population française qui nous accueille, et à cultiver entre compatriotes des relations de fraternité, d’amitié et de solidarité en tout temps et en tous lieux.

Wedlyne François Pierre

Paris : Journée internationale des droits de la femme

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