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Samuel Paty : les élèves rendent hommage à leur professeur assassiné

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Samuel Paty a été assassiné vendredi, et sa mort a fait plonger toute la France dans l’effroi. Les élèves du collège de Conflans-Sainte-Honorine ont tenu à rendre hommage à leur professeur.

Vendredi, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie au collège Le Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) a été assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e lors d’un cours d’éducation morale et civique (EMC) portant sur la liberté d’expression. Son meurtre a été revendiqué comme un attentat, et a provoqué l’émoi dans la France entière. Ses collègues, tout comme ses élèves et leurs parents, sont choqués par la gravité des faits, par ce geste inqualifiable et inexcusable. Les collégiens qui ont assisté à ses cours lui rendent hommage en se réunissant devant l’établissement scolaire. Ils décrivent un enseignant investi, sachant captiver son auditoire.

Charlotte (le prénom a été modifié) raconte à Libération que « Monsieur Paty » était un professeur drôle, l’un des chouchous du corps enseignant du collège : « on voulait tous l’avoir ». « Il était trop drôle. Par exemple, quand il voyait que l’on s’endormait un peu, il disait d’un coup « Kinder Bueno » assez fort. Forcément,on se réveillait ». D’autres fois, l’enseignait criait dans la classe : « Allez hop, tous les sur les PC… En fait, non, je blague ! ». De quoi faire rire ses élèves, qui ne s’ennuyaient pas pendant la classe.

« Monsieur Paty, il était drôle et gentil. Même ceux qui n’aimaient pas l’école étaient attentifs avec lui. Monsieur Paty, il donnait envie d’apprendre », raconte ainsi Ilyes à Libération. « Il soignant ses approches, dressait des ponts entre les différentes matières, montrant les évolutions de l’histoire des idées, les ancrant dans le contexte de l’époque. Il créait toujours des moments de débat, ne les orientant jamais vers un quelconque parti », renchérit de son côté un ancien élève, Jean-Philippe, aujourd’hui en 2nde.

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Des paroles bouleversantes, qui traduisent l’injustice de cet attentat et du choc ressenti par les élèves. Le témoignage de Pape, 14 ans, sur BFM TV, est aussi très émouvant. En apprenant la nouvelle, « j’ai pleuré, parce que c’est très grave, c’est très très grave », raconte l’adolescent. Il ne comprend pas comment un tel geste a pu se produire : « Il a proposé aux élèves de sortir. Il aurait très bien pu mettre la caricature et voilà. Non, au contraire, lui il a dit : « je vous propose de sortir car ça peut vous choquer ». Je me dis que si maintenant on montre une caricature à ses élèves et bim, on devient un raciste alors du coup, on ne peut plus rien dire. Et ça, c’est pas possible en fait ».

SOURCE: AUFEMININ

PHOTO: GOOGLE

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