Take a fresh look at your lifestyle.

Samuel Régulus, un chercheur engagé aspirant à devenir
Recteur de l’UEH- SAFETY PROMO

52

- Advertisement -

Samuel Régulus, un chercheur engagé aspirant à devenir<br>Recteur de l’UEH- SAFETY PROMO

Qui est-il ? Samuel Régulus est né aux Cayes (Dép. du Sud),  le 13 février 1976. Enseignant-chercheur, il voudrait devenir Recteur de l’Université d’État d’Haïti afin de recentrer cette institution sur la qualité de l’enseignement et la recherche scientifique socialement pertinente, dans le souci du bien commun. Ses propositions s’appuyant notamment sur l’expérience acquise au cours de ses deux mandats au Conseil universitaire, visent à bâtir une université  fonctionnelle, intégrée à la société et ouverte aux préoccupations des collectivités locales, régionales et internationales. 

Samuel Régulus prône une  gouvernance transformative et pacifiée donnant aux membres du personnel enseignant et administratif des conditions de travail et des stimulants nécessaires pour les aider à donner le meilleur d’eux-mêmes  pour une communauté universitaire plus juste et mieux adaptée.

Certes, professeur Régulus ne fait pas partie des notables de la République ni des noms qui résonnent depuis longtemps dans la sphère publique;  pourtant, il n’est pas dans les réserves. Il a toujours été très actif, pour ne pas dire très engagé, dans le monde de l’enseignement et de la recherche depuis son admission en Sociologie à la Faculté des sciences humaines de l’UEH. Ayant souvent pris une part active dans différents mouvements visant un profond changement dans le pays, il a dû affronter un certain conservatisme contre lequel l’envergure intellectuelle et l’originalité de sa pensée font souvent la différence. Nombre de ses propositions, même logiques et nécessaires, ont été quelques fois combattues, mais il s’est toujours montré flexible et adroit pour rebondir. 

Quelques mots sur son parcours universitaire et professionnel. Après une licence en Sociologie et une maitrise Interdisciplinaire en sciences sociales et humaines à l’UEH, Samuel Régulus est parti faire un doctorat en Ethnologie et patrimoine à l’Université Laval qu’il a obtenu en 2012. Il a profité de son intégration au Centre d’Étude sur les Lettres, les Arts et les Traditions (CELAT) et à l’Institut du Patrimoine Culturel (IPAC) pour développer, avec l’appui du titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine et ethnologique, l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel d’Haïti (IPIMH. Il a organisé avec ses collègues internationaux plusieurs colloques scientifiques, séminaires et universités d’été à Port-au-Prince, à Jacmel, à St-Marc, aux Cayes et au Cap-Haïtien sur des thématiques diverses, notamment la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel du pays. Convaincu que la science devrait être au service du bien commun, il s’est associé au Projet SOHA (Science ouverte Haïti et Afrique francophone) et est Membre du Comité éditorial et scientifique des « Éditions science et bien commun » (ESBC/Québec, Canada) depuis 2014.

- Advertisement -

Une fois son diplôme de doctorat (Ph. D.) obtenu, Professeur Régulus s’est mis entièrement au service du pays, avec passion. En juin 2012, il a été recruté à titre de Spécialiste Programme Culture à la Commission Nationale Haïtienne de Coopération avec l’UNESCO, poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination en octobre 2013 comme professeur à temps plein à l’Université d’État d’Haïti. Il est depuis 2014 nommé directeur du programme de Maîtrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine, logé à la Direction des Études Post-graduées puis à l’ISERSS/IERAH. De nombreux diplômés de ce programme sont maintenant inscrits en thèse dans différentes universités, d’autres travaillent comme cadres de haut rang dans l’administration publique haïtienne. 

- Advertisement -

Avec son éthique et sa rigueur intellectuelle, Samuel Régulus fait partie d’un groupe d’enseignants-chercheurs qui travaillent inlassablement pour faire de l’Université d’État d’Haïti une institution qui joue pleinement son rôle dans la société à travers l’enseignement, la recherche et le service à la communauté. Membre fondateur du Laboratoire de Recherche « Langues, Discours et Représentations » (LADIREP), il a publié au cours de ces dernières années des articles scientifiques, des chapitres de livre et des ouvrages collectifs, notamment sur le protestantisme, la science ouverte, l’éducation inclusive. Entre autres, on peut citer : «Enfants en situation de handicap et justice cognitive. Analyse contextuelle d’un récit de vie» (2020) ; Deux siècles de protestantisme en Haïti (1816-2016) : Implantation, conversion et sécularisation (2017); « Religion, politique et développement en Haïti : du chrétien aliéné au chrétien libéré » (2017); Justice cognitive, libre accès et savoirs locaux (2016); «Renforcer le sentiment d’appartenance des communautés par la valorisation du patrimoine culturel immatériel» (2016); «Transmission du vodou haïtien confrontée aux impératifs du changement et de la loyauté» (2013); Transmission de la prêtrise vodou : devenir ougan ou manbo en Haïti (2012); «Haitian Heritages and the Need to Foster Cultural Diversity» (2010) ; « Le vodou haïtien : Patrimonialités et enjeux» (2010). 

Ses travaux et son expertise sur les questions de la mémoire de l’esclavage et du patrimoine culturel sont reconnus tant par ses pairs dans les universités étrangères que par les experts des institutions internationales. Membre du Comité scientifique international du Projet Route de l’esclavage de l’UNESCO depuis 2013, il porte fièrement la parole d’Haïti en France, au Canada, aux USA, à Cuba, à l’Île Maurice, à Cap-Vert, au Cameroun et au Bénin, et fait partie des enseignants-chercheurs dont les principales actions tendent à rehausser l’éclat de l’UEH

C’est donc ce chercheur engagé qui souhaite aujourd’hui devenir Recteur de la principale institution d’enseignement universitaire et de recherche du pays. Comme il l’a affirmé dans une note adressée à ses collègues, il fait ce choix avec courage, sans se faire d’illusion sur la somme de travail et les risques que cet engagement impliquerait. Convaincu que le pays a besoin d’une université fonctionnelle, efficace, juste et ouverte, capable de proposer des réponses concrètes et augmenter la masse critique par des diplômés compétents pour résoudre ses différents problèmes, il l’a fait. C’est cette vision qui est au cœur de son engagement et de sa décision.

VALÉRY COQUILLON

- Advertisement -

- Advertisement -

Les commentaires sont fermés.