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Tony Allen, batteur et pionnier de l’afrobeat, est mort

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Le musicien nigérian est décédé jeudi à Paris à 79 ans, a indiqué son manager. Il fut dans les années 60 et 70 le batteur et le directeur musical de son compatriote Fela Kutie musicien nigérian est décédé jeudi à Paris à 79 ans, a indiqué son manager. Il fut dans les années 60 et 70 le batteur et le directeur musical de son compatriote Fela

Tony Allen, batteur et pionnier de l’afrobeat, est mort

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Tony Allen, né le 12 août 1940 à Lagos (Nigeria), a été l’un des pionniers de l’Afrobeat avec son maître et ami Fela Anikulapo-Kuti, dont il était le batteur et directeur artistique.

Vers le milieu des années 60, les deux compères effectuent une tournée aux États-Unis. Le pays est bouleversé par le mouvement de revendications des afro-américains. Martin Luther King, Malcom X, les Black Panthers… les jeunes musiciens nigérians y font leur apprentissage politique, en grande partie grâce à leurs « sours ». De cette prise de conscience naîtra un des courants fondamentaux de la musique africaine du XXe siècle : l’Afrobeat. Un groove irrésistible et des textes engagés, un mélange entre rythmes traditionnels et puissance électrique, une recette infaillible dont le creuset est le Nigeria.

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Mais très vite des dissensions apparaissent entre Tony et Fela, qui se radicalise politiquement et devient le champion du panafricanisme, le pourfendeur de la corruption et de l’exploitation du continent noir par les multinationales. Tony Allen préfère partir vers des champs musicaux plus expérimentaux. C’est ainsi qu’il se retrouve sur le label Comet Record, fondé par deux jeunes français proches de l’electro, et qu’on verra à ses côtés des musiciens tels que Docteur L, les frères Belmondo ou Ali Boulo Santo.

En 2005, il revient aux sources avec un album très roots « Lagos no shaking » (« Lagos ne tremble pas ») enregistré sur place au Nigéria sur le label Honest John records. Cette maison de disque vient d’être créée par un fou de musique africaine, par ailleurs super star de la pop anglaise : Damon Albarn, leader de Blur et de Gorillaz.

Décidément aventureux, Damon Albarn décide de former un super groupe improbable en 2006. Le projet s’intitule The Good, the Bad and the Queen et comprend Damon Albarn, Tony Allen, Simon Tong ainsi que Paul Simonon, ancien bassiste des Clash.

En 2008, il enregistre sa version de la chanson Where the Streets Have No Name du groupe rock U2 disponible sur l’album In The Name Of Love : Africa Celebrates U2, sorti en 2008.

Source Wikipédia.

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